Théâtre Blanc | Biographies de Jean Hazel et Christian Lapointe
Biographies de Jean Hazel et Christian Lapointe, codirecteurs artistiques
Jean Hazel, Christian Lapointe, direction artistique du Théâtre Blanc, scénographie, scénographe, Prix de la critique, Yeats
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Biographie des codirecteurs

jean-hazel-noir-blancJean Hazel

Scénographe, il exerce son art dans le domaine du théâtre depuis plus de 30 ans, au Théâtre Blanc, au Théâtre du Trident, au Théâtre du Nouveau Monde et avec Robert Lepage, entre autres. Outre son mandat de codirecteur artistique du Théâtre Blanc, il est maintenant designer principal des expositions au Musée national des beaux-arts du Québec.

Crédit photo Idra Labrie mnbaq

christian-lapointe-25Christian Lapointe

Auteur, metteur en scène, acteur et pédagogue, Christian Lapointe est l’une des têtes chercheuses du théâtre de création au Québec. Depuis le début des années 2000, ses oeuvres ont été présentées à Québec, Montréal, Ottawa, Avignon,… Il a mis en scène deux pièces au Théâtre Blanc avant d’en devenir codirecteur artistique en 2013.

Crédit photo Maude Chauvin

Jean Hazel

Scénographe du Théâtre blanc depuis 1988 et grand complice de son premier metteur en scène Gilles Champagne, Jean Hazel a été nommé directeur artistique de la compagnie en 2003. L’audace, la curiosité et sa capacité à savoir métamorphoser un texte par des images percutantes caractérisent le ‘sculpteur d’espace’, qui pratique son métier depuis qu’il a complété ses études au Conservatoire d’art dramatique de Québec en 1985. Au fil des ans, il a contribué à la conception des décors, et souvent des éclairages, de plus d’une centaine de spectacles. À Québec, il a non seulement travaillé pour le Théâtre Blanc mais aussi au Théâtre du Trident, au Théâtre de la Bordée, au Théâtre de Sable et chez Ex Machina. Il a aussi œuvré à la Compagnie Jean-Duceppe à Montréal, au théâtre l’Escaouette à Moncton, au Théâtre Le Poche-Genève en Suisse, à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon en France, à L’envers du Théâtre de Bruxelles en Belgique. Il a ainsi accompli plusieurs projets remarquables avec des metteurs en scène importants du Québec, du Canada et de l’étranger. Il a travaillé étroitement avec Gill Champagne au sein du Théâtre Blanc, Robert Lepage, Martin Genest, Brigitte Haentjens, Martin Faucher, Franco Dragone et Serge Denoncourt. Depuis avril 2012, il est aussi le designer des expositions au Musée national des beaux-arts du Québec..

Sa signature visuelle distincte lui a valu plusieurs récompenses et de nombreuses nominations. Il a reçu le prix Jacques Pelletier décerné à la meilleure scénographie lors des Prix d’excellence des arts et de la culture de la région de Québec pour les réalisations suivantes : Junk, de André Morency (Théâtre Blanc, 1989) ; Le salon de l’anti-monde, de Eugène Ionesco (Théâtre Repère, 1991) ; La minute anacoustique, de Paul Pourveur (Théâtre Blanc, 1997). Il fut aussi mis en nomination au Gala des Masques pour La minute anacoustique en 1997 et Les Reines en 1999. C’est avec À toi pour toujours ta Marie-Lou, produit par le Théâtre du Trident en 2001-2002, qu’il remporta le Masque de la meilleure scénographie. Il a également contribué à plusieurs productions qui ont été primées dont :Le polygraphe, mise en scène de Robert Lepage (Théâtre Repère, 1988) ; Les plaques tectoniques, mise en scène de Robert Lepage (Théâtre Repère, 1989) ; Le rossignol et l’empereur, mise en scène de Gérard Bibeau (Théâtre de Sable, 1996) ; Les enrobantes, mise en scène de Gill Champagne (Théâtre Pupulus Mordicus, 1999).

Christian Lapointe

Auteur, metteur en scène, acteur, pédagogue et codirecteur artistique du Théâtre Blanc depuis janvier 2013, Christian Lapointe est un artiste basé à Québec qui trace depuis quinze ans un parcours singulier créant des objets théâtraux d’une exigeante densité, où la poésie, la mort et le réel se conjuguent pour interroger les manques existentiels du mode de vie contemporain.

Il est l’auteur d’un cycle de pièces regroupées sous la dénomination Théâtre de la disparition, composé de C.H.S., qui fut présentée dans la sélection officielle du Festival d’Avignon en 2009, Anky ou la fuite, opéra du désordreTrans(e) et Sepsis.

Inspiré tout autant par le symbolisme de William Butler Yeats — dont il a monté plusieurs textes, dont le triptyque Calvaire, Résurrection et Purgatoire sous le titre Limbes (2009) — que par la densité textuelle et le rapport à la réalité des corps de Samuel Beckett, Lapointe a progressivement orienté sa recherche vers une mise sous tension de la part de réel qu’exige au théâtre tout acte de représentation.

Christian Lapointe travaille, selon les mots du critique Hervé Guay, à des «expériences atypiques dont on sort rarement indemne », que ce soit à travers ses relectures d’auteurs symbolistes (outre Yeats, Villiers de L’Isle-Adam dont il a monté Axël, qualifié d’irreprésentable, en 2006), une mise en scène d’un diptyque de textes de Marguerite Duras en 2013, ou des écritures de plateau de textes contemporains (Vu d’ici, d’après le roman de Mathieu Arsenault en 2008, L’enfant matière de Larry Tremblay en 2012, Outrage au public de Peter Handke et Oxygène de Yvan Viripaev en 2013, Dans la République du bonheur de Martin Crimp en 2015, mais aussi des textes de Claude Gauvreau, Fausto Paravidino, Mark Ravenhill).

Le travail de Christian Lapointe a été récompensé à plusieurs reprises. En 2007, il est choisi comme protégé de la lauréate du prix Siminovitch Brigitte Haentjens et en 2010, il a reçu le Prix John-Hirsch décerné par le Conseil des Arts du Canada à deux jeunes metteurs en scène ayant fait preuve d’un grand potentiel allié à une captivante vision artistique. L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) lui a décerné le Prix de la critique Montréal 2013-2014 pour sa mise en scène de la pièce Oxygène pour le Groupe de la Veillée.

Christian Lapointe est aussi fondateur du Théâtre Péril (2000), membre du collectif C.I.N.A.P.S. et artiste multidisciplinaire associé à Recto-Verso de 2011 à 2015. Son travail a été régulièrement présenté au Carrefour international de théâtre de Québec, au Centre national des Arts du Canada, et au Festival TransAmériques, où il a donné en 2015 une performance de près de 70 heures sur l’oeuvre d’Antonin Artaud.

Pédagogue, il enseigne dans diverses écoles de formation professionnelle, notamment à l’École Nationale de Théâtre du Canada et propose une pédagogie s’éloignant de la tradition de théâtre psychologique.