Les débuts
Le Théâtre Blanc, fondé en 1979 se consacrait, au départ, à des textes écrits à partir de thèmes donnés et improvisés par les créateurs. C’est l’époque des créations collectives. 1983 : le metteur en scène fait équipe avec un auteur pour explorer des milieux sociaux précis. Après 1992, la compagnie s’associe à des auteurs québécois et étrangers proposant une écriture poétique, troublante. Au fil des années, les productions du Théâtre Blanc ont été jouées en tournée au Québec, au Canada et en Europe.
Une compagnie, trois époques
Le comédien et metteur en scène Denis Bernard fut nommé directeur artistique en 1983. C’est à lui que la compagnie doit l’exploration de microcosmes sociaux comme le monde des asiles d’aliénés. Le directorat artistique de Gill Champagne a marqué la compagnie de 1987 à 2003. Son goût pour la peinture et son affiliation avec Jean Hazel, issu du domaine de la sculpture, ont jeté les bases de cette démarche artistique inspirée des arts visuels, si caractéristique au Théâtre Blanc. Par ses choix de textes, Gill Champagne a largement contribué à l’éclosion d’une parole forte. Son grand coup de coeur fut sans conteste l’auteur Daniel Danis dont il explorera l’univers à plusieurs reprises.
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Une rencontre charnière
La pièce Cendres de cailloux, de Daniel Danis, fut un point tournant pour la compagnie. La diffusion de cette production au Festival de Limoges en 1995 a donné lieu à la première sortie internationale.
Mise en commun
Lors de ce festival, le hasard réunit Gill Champagne, alors directeur artistique et metteur en scène du Théâtre Blanc, et Philippe Morand, son homologue du Théâtre Le poche-Genève. C’est ainsi qu’est née la coproduction La minute anacoustique, de Paul Pourveur, avec la France, la Suisse et la Belgique.
Accueils
En février 2000, pendant que le Théâtre Blanc jouait Celle-là, de Danis, en Suisse, il accueillait au Québec la production genevoise Émilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone, de Michel Garneau. |
Le métissage
du théâtre et
des arts visuels
L’année 2001 a vu la concrétisation d’une recherche formelle en rapport avec le texte-objet théâtral avec Mille Anonymes, de Daniel Danis. Les arts visuels étant la source première de la conception d’une oeuvre théâtrale, huit artistes ont créé chacun une installation inspirée de ce texte inédit. Cette exposition (Regard sur une société disparue) fut présentée parrallèlement aux laboratoires publics portant sur le texte.
Échanges
L’automne 2002 a vu l’aboutissement d’une troisième rencontre avec le Théâtre Le poche-Genève. Au moment où Gill Champagne était à Genève pour créer un texte québécois joué par des Suisses, Philippe Morand créait à Québec, en première mondiale, un texte suisse avec des Québécois. Par la suite, les deux productions ont été présentées dans chaque théâtre participant. |
De l'audace
De 1987 à 2003, la direction artistique de Gill Champagne a marqué la compagnie. Il a signé les mises en scène de textes audacieux, contenant une poésie viscérale, une dramaturgie dans laquelle apparaissent des personnages marginaux et qui exigent des environnements scénographiques qui se démarquent, en restant tout à fait accessibles au public friand de nouvelles avenues théâtrales.
De l'innovation
Complice de toujours, scénographe attitré du Théâtre Blanc depuis 1985, Jean Hazel a accepté de remplacer Gill Champagne à la direction artistique en 2003. L’originalité de cette nomination confirme le caractère innovateur de la compagnie du fait qu’un scénographe invite désormais les metteurs en scène à épouser la démarche artistique du Théâtre Blanc. Artiste créatif, reconnu pour son travail épuré, homme de famille et d’équipe, Jean Hazel, mène désormais la compagnie vers des avenues remplies de partenariats, d’explorations d’écritures contemporaines, toujours en lien avec les arts visuels et empreintes d’ouverture sur le monde. |
En constant développement
C’est dans cet esprit que le Théâtre Blanc poursuit ses collaborations avec l’international. Depuis 1996, la compagnie entretient des relations avec des producteurs et des diffuseurs partageant les mêmes intérêts de créations contemporaines. Le développement artistique avec l’Europe constitue une des caractéristiques du Théâtre Blanc.
Le Théâtre Blanc :
ouvert sur le monde
Grâce à des échanges culturels importants, le Théâtre Blanc participe largement à l’épanouissement du théâtre contemporain. Il poursuit constamment sa réflexion, étant à la recherche de moyens facilitant la diffusion, la production et la circulation au Canada et à l’étranger de ce type de théâtre. Son rôle social, ses activités, sa démarche artistique et son travail soutenu sont maintenant reconnus par ses pairs et attirent les diffuseurs tant du reste du Canada que de l’Europe.
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